1. Principe de base : les lemmes du DÉRom reflètent au niveau lexicographique l’analyse menée au niveau linguistique (étymologique).
2. L’ensemble des lemmes du DÉRom portent l’astérisque, non pas pour signifier que les étymons proposés ne sont pas attestés (il s’agirait là d’une pure contingence matérielle), mais pour indiquer qu’ils ont été établis par la méthode de la reconstruction comparative.
3. Les lemmes du DÉRom sont présentés en notation phonologique, afin de signaler leur caractère reconstruit à partir d’unités lexicales orales.
4. S’ils constituent des unités qui peuvent porter l’accent (donc à l’exception des clitiques), les lemmes du DÉRom, même monosyllabiques, portent l’accent tonique (*/ˈtu/).
5. Les lemmes du DÉRom séparent par des traits d’union les différents morphèmes lexicaux et grammaticaux (libres et liés, affixes dérivationnels et flexionnels, ces derniers sous leur forme citationnelle) dont sont constitués les étymons (*/dɪs‑kaˈβall‑ik‑a‑/, */ˈmɔnt‑e/).
6. Dans les cas où les idiomes romans continuent un étymon sous plusieurs réalisations flexionnelles, ces dernières sont traitées, si elles présentent un intérêt pour la reconstruction, comme des subdivisions à l’intérieur des articles (s.v. */ˈkad‑e‑/ : I. Flexion en */ˈ‑e‑/, II. Flexion en */‑ˈe‑/).
7. Le DÉRom accorde le statut d’article lexicographique à chaque vocable qui contient une ou plusieurs unités lexicales ou grammaticales minimales libres du protoroman. Cela veut dire, entre autres, que les dérivés, les composés, les convers et les greffés affixaux protoromans sont dégroupés dans un article à part (*/aˈpril‑i-u/ par rapport à */aˈpril‑e/ ; */’alb‑a/ s.f. « aube » par rapport à */ˈalb‑u/ adj. « blanc » ; */esˈkolt‑a‑/ par rapport à */asˈkʊlt‑a‑/).

